HOMÉLIE X.
NOUS VOUS DEMANDONS, MES FRÈRES, DE RECONNAITRE CEUX QUI SE FATIGUENT PARMI VOUS, QUI VOUS GOUVERNENTSELON LE SEIGNEUR, ET QUI VOUS AVERTISSENT, ET D'AVOIR, POUR EUX, UNE AFFECTION SINGULIÈRE, A CAUSE DU TRAVAIL QU'ILS FONT; CONSERVEZ LA PAIX AVEC EUX. (V, 12-18.)
Analyse.
1. Sur les difficultés que rencontre toujours celui qui gouverne, qui contrarient surtout l'action du prêtre. — De la dignité du prêtre, et des sacrifices auxquels il se soumet. — Droits du prêtre à la reconnaissance. — De la réprimande, quel en doit être le caractère. — Différentes espèces de dérèglements et de vices.
2. Il faut toujours chercher le bien, rendre le bien, même pour le mal, se maintenir dans la joie, prier. — Les afflictions ne sont rien, c'est nous qui nous frappons nous-mêmes.
3. Contre l'avarice, source de tous les maux. — Contre les vains prétextes qu'on allègue pour la justifier. — Désintéressement de Jacob, d'Abraham. — La sollicitude paternelle, le besoin d'assurer des ressources à ses enfants ne saurait en rien excuser l'avarice. — Ne profanons pas l'admirable institution de Dieu, l'amour paternel, en l'appliquant à la défense de la cupidité.
4. Contre la rapine, le vol, le brigandage. Contre le mépris de l'homme pour l'homme. — L'avarice, plus effrontée, plus criminelle que le brigandage — Texte d'une verve admirable de vérité et de naturelle indignation.
