SOMMAIRE.
DANS cette homélie prononcée le matin , l'orateur commence comme s'il allait parler des animaux terrestres, et entame tout de suite son sujet. Et Dieu dit : Que la terre produise une âme vivante… Après avoir réfuté en peu de mots une erreur des Manichéens qui donnaient une âme à la terre , il compare les animaux nageurs aux animaux terrestres : il prouve par quelques réflexions générales et quelques exemplaires particuliers , que ceux-ci ont une vie beaucoup plus parfaite, une âme qui gouverne toute la machine , bien différente cependant de l’âme humaine. Il montre en quoi consiste cette différence et se prépare à continuer, lorsque tout-à-coup il s'interrompt, en supposant que plusieurs de ses auditeurs se font des signes comme s'il avait omis quelque article essentiel. Eu effet, il avait oublié de parler des animaux volatils qui tiennent le milieu entre les animaux nageurs et les animaux terrestres. Il annonce donc qu'il va parler des oiseaux. Et d'abord il examine pourquoi l'Ecriture les fait sortir des eaux ainsi que les poissons : Que les eaux produisent des reptiles animés… et des oiseaux qui volent sur la terre. Si la raison qu'il en apporte, ainsi que nous l'avons déjà observé, paraît faible, et si l'un n'en trouve pas de meilleure, il suffira de dire que Dieu a agi de la sorte parce qu'il l'a voulu. Les descriptions des oiseaux en général, et de quelques espèces particulières des insectes volants , et principalement de l'abeille, que, suivant l'usage d'anciens naturalistes , l'écrivain place dans la classe des oiseaux; ces descriptions , dis-je , sont accompagnées de réflexions morales et religieuses. Saint Basile termine son homélie eu demandant excuse à ceux qui l'écoutent de la longueur de son discours , et en leur montrant qu'il est de leur intérêt de ne point se lasser d'écouter la parole sainte.
