SOMMAIRE.
CETTE homélie, prononcée le soir , forme avec la suivante le troisième jour de la création. Elle débute par un préambule où l'orateur compare les spectacles des jeux profanes avec les spectacles magnifiques de la nature. Il explique continent les eaux inférieures se sont retirées de dessus la terre qu'elles couvraient, pour se rassembler dans un meure lieu. Mais comment les eaux étaient-elles arrêtées sur la terre , puisqu'elles sont naturellement fluides , ou comment dit-on qu'elles ont été rassemblées en un même lieu, puisqu'il y a plusieurs mers ? St. Basile répond , 1° que les eaux ont revu la faculté de courir lorsqu'elles en ont reçu l'ordre ; 2° que l'Ecriture parle du plus grand assemblage des eaux, et non des assemblages secondaires. Après une énumération des diverses mers et lacs , il se demande pourquoi Moïse appelle la terre élément aride. Il montre que l'aridité est la qualité propre de la terre , connue la chaleur l'est du feu , la froideur de l'eau , l'humidité de l'air. Explication très-ingénieuse de la manière dont les éléments se rapprochent ; exposition noble et détaillée du sens dans lequel la mer parut belle aux yeux de Dieu, et conclusion de l'homélie.
