HOMÉLIE XXIV.
TOUS CES SAINTS SONT MORTS DANS LA FOI, N'AYANT POINT REÇU LES BIENS PROMIS, MAIS LES VOYANT ET COMME LES SALUANT DE LOIN, ET CONFESSANT QU'ILS ÉTAIENT ÉTRANGERS ET VOYAGEURS SUR CETTE TERRE. (XI, 13-17.)
Analyse
1 et 2. L'orateur, contre son ordinaire, commence par une instruction morale, bien qu'il doive finir encore par une homélie de même espèce. — Différence entre les saints et nous; notre attachement à la terre ; nos vices, condamnés même par nos complices. — Détachement et vertus d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, surtout en face de notre lâcheté qui ne sait ni vivre ni mourir. — En quel sens Dieu s'appelle le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. — Magnifique développement de ce mot « leur Dieu ». 3. La persévérance est nécessaire si nous ne voulons entendre le terrible nescio vos. — Elle l'est tellement que les prêtres, les évêques même , sans la sainteté personnelle, doivent plus que personne redouter ce terrible arrêt. — Moyen de persévérance et de conquête pour la vertu. Se proposer d'en gagner une par mois, et aller de l’une à l'autre, pas à pas, avec humilité et courage.
