HOMÉLIE XXIX.
VOUS N'AVEZ PAS ENCORE RÉSISTÉ JUSQU'AU SANG, EN COMBATTANT CONTRE LE PÉCHÉ. (CHAP. XII, DU VERSET 4 AU VERSET 11 .)
Analyse.
1 et 2. Deux consolations, contradictoires en apparence, et qui se complètent l'une par l'autre. — Les épreuves et les adversités ne sont point une marque d'abandon de Dieu : bien au contraire, elles nous apprennent qu'il est notre vrai Père, et que nous sommes ses véritables enfants. — Dieu nous aime mieux que nos pères mêmes, quand il nous châtie. — Il n'agit point par caprice ni pour son intérêt, mais uniquement pour notre bien.
3 et 4. Tous les saints de l'Ancien et du Nouveau Testament ont accepté de bon cœur les souffrances de la vie; tous les pécheurs ont passé par les délices, qui ont causé leur perte dans le temps et dans l'éternité. — Les moeurs de nos jours sont, malheureusement, celles de Babylone et de Sodome. — Les hommes s'efféminent par le luxe des vêtements et par la bonne chère; les femmes y perdent leur force et leur beauté, l’âme se pourrit dans ce corps qui s'énerve.
