HOMÉLIE X.
LORSQU'UNE TERRE, SOUVENT ARROSÉE PAR LA PLUIE, PRODUIT DES HERBAGES UTILES A CEUX QUI LA CULTIVENT, ELLE REÇOIT LA BÉNÉDICTION DE DIEU; MAIS QUAND ELLE NE JETTE QUE DES ÉPINES ET DES RONCES, C'EST UNE TERRE RÉPROUVÉE QUI EST MENACÉE DE LA MALÉDICTION DU SEIGNEUR, ET A LAQUELLE IL FINIT PAR METTRE LE FEU. (VI, 7, 8, JUSQU'À-12.)
Analyse.
1. La terre dont il est question dans le septième et dans le huitième verset du chapitre VI, c'est l'âme humaine; la pluie, c'est 1a doctrine céleste. — La crainte du Seigneur ne doit pas abandonner nos âmes.
2. En méditant les paroles du verset 8, on voit que Dieu laisse jusqu'à la fin la porte du salut ouverte au repentir, et que lest à la persistance dans le mal qu'il réserve ses terribles châtiments.
3. Paul, en parlant aux Hébreux, sait mêler, dans de justes proportions, l'éloge et le blâme. Il rappelle aux Hébreux leur passé; il leur cite l'exemple d'Abraham.
4. La charité du chrétien ne doit avoir rien de mesquin ni d'étroit. — Elle doit s'étendre aux laïques comme aux religieux, au païens comme aux fidèles. — Il serait honteux pour lui de rester, en fait de charité, au-dessous du bon samaritain.
