HOMÉLIE XIII.
SI LE SACERDOCE DE LÉVI, SOUS LEQUEL LE PEUPLE A REÇU LA LOI, AVAIT PU RENDRE LES HOMMES PARFAITS, EUT-IL ÉTÉ BESOIN QU'IL PARUT UN AUTRE PRÊTRE, APPELÉ PRÊTRE SELON L'ORDRE DE MELCHISÉDECH, ET NON PAS SELON L'ORDRE D'AARON ? (VII, 11, JUSQU'A LA FIN DU CHAPITRE.)
Analyse.
1-3 Le sacerdoce lévitique n'a rien perfectionné : aussi l'Ancien Testament lui-même annonçait un sacerdoce nouveau et éternel. — La tribu de Juda est appelée au sacerdoce dans la personne de Jésus-Christ; elle se trouve désormais tribu royale et sacerdotale ; mais le pontificat n'a plus de succession charnelle. — La loi de crainte est abrogée et fait place à une loi de meilleure espérance. — Nous n'avons qu'un pontife désormais; il est donc immortel et toujours prie pour nous. — Nous n'avons qu'un seul sacrifice ; encore Jésus ne l'a-t-il pas offert pour lui-même, puisqu'il était impeccable.
4 et 5. Beaucoup différaient de recevoir le baptême, et le retardaient jusqu'à leur mort : conduite dangereuse, vrai mépris de la vertu en elle-même. — En se sauvant à la dernière heure, on n'arrive qu'à la dernière place au ciel : quelle honte ! — Pourquoi tarder d'accomplir des commandements si doux, que souvent les vices contraires sont plus pénibles même à la nature ?
