HOMÉLIE XXVII.
C'EST PAR LA FOI QUE MOISE CÉLÉBRA LA PAQUE ET QU'IL FIT L'ASPERSION DU SANG DE L'AGNEAU, AFIN QUE L'ANGE QUI TUA TOUS LES PREMIERS-NÉS, NE TOUCHAT POINT LES ISRAÉLITES. (CHAP. XI. 28-30.)
Analyse.
1-3. En nous rappelant la foi des patriarches, saint Paul n'oublie pas de nous montrer que leurs actions ou les cérémonies de leur religion, sont les préludes et les figures de la religion de Jésus-Christ. — Tel était l'Agneau pascal. — La foi des Hébreux à l'heure où ils sont renfermés entre la mer Rouge et l'armée d'Egypte nous rappelle que le secours de Dieu vient ordinairement à l'heure où tout semble désespéré. — Un mot de la foi de Rahab ; un mot plus court encore d'une foule d'autres exemples de foi. — Quelle grande puissance que celle d'un juste : Josué arrêtant le soleil. — Pourquoi il fait plus que Moise même.
4 et 5. Puissance de la prière, qui nous donne empire non sur le soleil et les astres, mais sur Dieu même. — Beauté de la prière que Jésus-Christ nous a enseignée lui-même, comme un maître apprend (alphabet à ses élèves. — La prière doit être surtout humble et pénitente comme celle du publicain. — Avouer nos fautes et ne pas souffrir qu'un autre nous les reproche ; refuser les louanges pour qu'on nous les donne encore davantage, c'est un jeu criminel.
