HOMÉLIE XVII.
CAR JÉSUS-CHIST N'EST POINT ENTRÉ DANS CE SANCTUAIRE FAIT DE MAIN D'HOMME, QUI N'ÉTAIT QUE LA FIGURE DU VÉRITABLE, MAIS IL EST ENTRÉ DANS LE CIEL MÊME, AFIN DE SE PRÉSENTER MAINTENANT POUR NOUS DEVANT LA FACE DE DIEU. (IX, 124, JUSQU'A X, 7.)
Analyse.
1. Gloire du premier et du second temple juif. — Le ciel est le temple des chrétiens, et leur pontife y entre couvert de son propre sang. — Cette entrée, ce sang, ce temple, cette oblation unique et suffisante, marquent assez la prééminence de Jésus-Christ et de son Testament.
2. Il nous a délivrés de la mort, simple sommeil, en attendant la résurrection. — Il est mort pour tous les hommes, et pour les anges mêmes, dit l'orateur.
3. Un seul sacrifice est désormais suffisant : la multiplicité des victimes chez les Juifs prouve leur impuissance. — Pourquoi la messe quotidienne cependant. — Admirable doctrine dont le concile de Trente n'est que l'écho.
4 et 5. Le nombre des communions n'en fait pas le mérite, mais bien la préparation. — Celle de la sainte quarantaine ne suffit pas, surtout si la communion est suivie de rechutes. — La sainteté est nécessaire. — Voix du diacre, voix du prêtre qui nous crie : Les choses saintes sont pour les saints. — La sainteté consiste surtout à voir juste et à bien vivre. — Longue et belle métaphore tirée de l'oeil humain.
