10.
Voulons-nous conserver la continence, ayons toujours l'oeil attentif aux embûches que nous dressent les suggestions diaboliques, et gardons-nous de trop présumer de nos propres forces. « Maudit soit, en effet, celui qui place dans l'homme son espérance1 ». Et cet imprudent, quel est-il, si ce n'est l'homme lui-même? Comment donc échappera à cette malédiction celui qui met sa confiance en lui-même? C'est là vivre selon l'homme, et vivre ainsi n'est-ce pas vivre selon la chair ? Si donc il est tenté de céder à cette suggestion, pour peu qu'il lui reste encore de sens chrétien, pourra-t-il, sans frémir, entendre ces paroles : « Si vous vivez selon la chair, vous mourrez? »
Jerem. XVII, 5. ↩
