CHAPITRE XXVI. LE CHRIST ASSIS A LA DROITE DE SON PÈRE.
28. Nous rejetterons aussi ceux qui ne veulent pas que le Christ soit assis à la droite de son Père. Voici ce qu'ils disent : Dieu le Père a-t-il un côté droit et un côté gauche, comme les hommes ? Mais nous n'avons pas une telle idée de Dieu le Père. Dieu ne peut se limiter et se renfermer dans aucune forme physique. On entend par la droite du Père, le bonheur éternel promis aux saints; et la gauche désigne très-justement l'éternité de souffrances qui attend les impies. Ainsi la droite et la gauche ne doivent pas s'entendre par rapport à Dieu, mais par rapport aux hommes. Aussi le corps du Christ, qui est l'Eglise, est-il aussi à la droite de Dieu pour goûter cette béatitude : « Il nous a ressuscités, dit l'Apôtre, et nous a fait asseoir avec lui dans le ciel1 ». Bien que notre corps n'y soit. pas encore, notre espérance s'y trouve déjà. Aussi Notre-Seigneur après sa résurrection commande-t-il aux disciples qu'il rencontre occupés à pêcher de lancer leurs filets à droite. A peine eurent-ils exécuté cet ordre , qu'ils prirent des poissons , qui tous étaient gros2. C'est l'emblème des justes à qui la droite est promise. Voilà encore pourquoi, au jugement suprême, Dieu placera à sa droite les agneaux, et les boucs à sa gauche3.
